Inspirations personnelles
Posté le 18.06.2007 par derkelly
J'aime ces sensations particulières que nous procure la vie. Cette impression d'exister, de représenter quelqu'un dans une époque, dans une histoire. La vie est si mouvante, si imprévisible. Demain peut-être notre espèce aura disparu et ses rêves avec. Alors pourquoi se priver d'imaginer, de ressentir cet air qui effleure notre peau, et de se dire qu'il n'y a rien de plus beau que ce que nous sommes en train de vivre ?
Si j'ai envie de rire, pourquoi ne pas le faire à gorge déployée ? Si j'ai envie de voyager, pourquoi ne pas le faire à l'instant même ? Si j'ai envie de donner, pourquoi ne pas tout livrer ?
Un instant, c'est une éternité.
Un sourire c'est un cadeau doré à savourer.
Partout sur la terre, les hommes réalisent leurs rêves, à l'amour de la vie il n'y aura jamais de trêve.
Et moi j'aime à penser que la vie c'est un bonbon sucré.
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Posté le 01.06.2007 par derkelly
Murailles délicieuses d'une enfance émerveillée,
Où l'inconnu te paraissait plein d'attraits,
Voulant sans cesse enjamber la réalité,
Tu souhaitais simplement franchir l'enchanté.
Années passant, trésors dorés sacrifiés,
Journées vaguant le long d'un fleuve desséché
Par les images fuyantes de souvenirs éméchés
Dont les seules résonances, frappent, insensées.
Tu as ouvert l'abîme des sourires blessés,
Tu as déchiré les pages de l'enfance sacrée,
Tu as fermé le tiroir des illusions dorées,
Et fais face à présent au voyage, condamné.
Néant indicible, indissoluble; c'est terminé.
Le long processus de l'attente a sonné.
Le glas retentit déjà, blessure figée,
Tu avances malgré toi, bravant la réalité.
Posté le 01.06.2007 par derkelly
Ce coeur meurtri de ne pouvoir se dévoiler, erre près des sarcophages d'amours esseulées. Fécondé par la volonté de ne pas céder à ce qui lui est apporté, ce coeur, ombre de sentiments perturbés, enchaîne l'être qui le porte à une triste destinée.
Ce coeur que tout rattache au monde des passionnés ne trouve plus la force qui l'avait d'abord animée. Il n'ose succomber à tes attraits, souhaitant imperturbablement se sentir rassuré. Ce coeur qui est le mien, qui m'appartient, qui songe au creux de mon sein, qu'une main tente d'arracher, se console tristement de cette perle argentée coulant lentement le long de mes illusions pétrifiées.
Posté le 01.06.2007 par derkelly
Les couleurs de ma vie se peignent tendrement sur le mur des souvenirs. Étalant le bleu de l'immensité sur le rouge passion de mon sang, je redécouvre cette couleur violine d'antan. Du bout des doigts, étalant parcimonieusement les grains de mon histoire, je trace un oeil dont les contours en amande, me rappellent ces yeux enchantés de découvrir le monde. Histoire d'amour entre les couleurs de l'univers et celles de mon microcosme, je revois le rose acidulé d'un nuage voguant dans l'air du temps. Naviguant sur le doux vert de l'espoir, j'entrevois à nouveau cette étendue mouillée par la rosée matinale de ma mémoire. Jaune comme sourire, rouge comme passion, vert comme espoir, noir comme haine, bleu comme infini, blanc comme ce que j'aurais voulu être. Pureté de l'enfance, époque où les couleurs de ma vie étaient aussi pures qu'un sourire. Chaque teinte n'avait autre fonction que d'enchanter ma vie.
Posté le 01.06.2007 par derkelly
Mélancolie, mon amour,
Offre moi ton coeur pour toujours,
Ouvre moi l'antre de ta tour,
Ne me laisse plus croire en l'amour.
Je me perds sans cesse sur les chemins fades des déroutes.
J'emprunte des montagnes de désespoir.
Je souffre de marcher dans le noir.
Je pleure de voir à quel point tout est dérisoire.
J'offrirais ma vie à toi, mélancolie, qui envahit mon coeur de la tourmente blafarde.
Coeurs malheureux qui ne connaissent ton nom.
Je t'aime pour un soir dans la lueur d'un ciel noir.
Tu as conquis mon astre, et en mon tabernacle, je t'offrirais mon coeur meurtri pas les cafards d’une envie soudaine d'être heureuse un jour.
Pluie des souvenirs, s'enlisant tranquillement dans la paume du désespoir.
Je te cris de me survivre.
Telle une tempête emporte mes entrailles afin de les donner en pâture aux charognards de l'espoir.
Mon coeur, lourd de lassitude s'effrite sous le poids de ma torture.
Déploie pour moi, rien qu'une fois, les ailes de ton âme.
Apporte moi ce qui manque au feu de mon espoir.
Souffle sur mon esprit douce mélancolie, il est tard pour me dire au revoir.
Posté le 20.05.2007 par derkelly
Le coeur qui respire au creux de mon sein, saigne de n'entendre que de vaines paroles. Au fur et à mesure qu'un être aimé le détruit, il perd de son immortalité, se fane et devient terne, se colore de noir et s'évapore en larmes. Comment supporter l'absence de l'autre, le doute de ne pas être aimé, les incertitudes qui planent toujours sous le ciel de ce que l'on nomme communément l'amour.
J'aimerais que tout cela s'arrête, j'aimerais que l'on m'emmène dans une contrée où les sentiments ne ruineraient pas les illusions. Où les mots seraient vrais, où les baisers seraient purs. Où les yeux de ceux qu'on aime manifesteraient encore l'innocence d'antan. Mais à mes rêves je ne peux que tendre la main. Tout s'efface lorsque je les touche du bout des doigts, tout se tache lorsque je pense avoir atteint le bonheur, ces parcelles de nous que l'on oubliera jamais. Je suis comme ça, un petit coeur pour de grands sentiments, un coeur écorché par la vie qui le consume, trop vite hélas.
L'amour dit-on est l'allié du bonheur. L'amour dis-je est l'allié de la peur. Peur de souffrir, de se dévoiler, de se perdre dans l'autre, de ne plus s'appartenir soi-même. La peur engendre la jalousie. La peur engendre la colère. Mais la peur engendre surtout la solitude, ce néant de n'être rien aux yeux du monde, aux yeux des autres, aux yeux de soi. Je crois plus que tout en la vie, mais parfois elle me déçoit tellement, que mon âme se retire vers d'autres mondes, d'autres illusions. Les voyages que me permettent les rêves gonflent mon coeur d'un air pur et doux. L'amour dans ces moments ressemble à une fleur dont les couleurs se reflètent sous le ciel de la beauté. En ma main cette fleur sourit, elle respire, et son souffle couvre mon visage d'enchantement. Mais les rêves paraît-il ne sont là que pour masquer la réalité. Et lorsque l'oeil ouvert leurs voiles se dissipent, il ne reste plus que des graines de pensées éparpillées ça et là dans ma mémoire. Alors pour ne plus penser à ce coeur qui me fait inlassablement souffrir, je prend entre mes mains les mots des autres jetés sur un papier un jour de mélancolie. Ces mots n'engendrent pas la peur, ces mots bien qu'illusions, baisent mon âme de leur beauté, ils l'englobent pour ne laisser que le sentiment d'un instant de bonheur, que seul l'éphémère fait perdurer.
Posté le 12.05.2007 par derkelly
Maria Callas est certainement la plus grande interpète d'opéra. un jour en écoutant Norma, ma main fut guidée vers une plume et écrivit ceci:
"Ne vous est-il jamais arrivé de vous surprendre à rêver d'un long voyage au fil des notes, au fil du temps que fait lentement basculer la musique?
longues plaintes déplorant l'amour, longs récits à travers l'atmosphère enivrante d'une main posée sur un piano. le temps s'arrête, le mal s'estompe, l'âme vagabonde, elle s'échappe de votre corps, se balançant lentement dans l'air environnant. par la fenêtre, tout paraît si serein, la nature vous appelle à l'harmonie des sens. tout vous semble limpide, dénué des impuretés de la main de l'homme. car ce que vous ressentez est bien plus fort que l'amour, le guerre ou la paix. plus rien n'existe en cet instant, la terre vous appartient dans se tranquilité."
Posté le 11.05.2007 par derkelly
Manteau froissé, porte entre-baillée,
Tiroir ouvert, miroir brisé,
Douce atmosphère de l'abandon!
Pourquoi n'acceptes-tu pas mon pardon?
Eau qui coule, parquet ciré,
Carreaux sales, chaise renversée
Tel est le silence de la maison!
Qui cache-t-elle, quel démon?
Torture incessante de mon cerveau,
Qui fuit si vite ce méli-mélo de mots
Comme Camus fuyait la peste,
Je fuis les trames de mon cerveau.
Maison seule au bout du chemin,
Seule face à son destin,
Je cours fuyant le carmin
Qui sur répand sur mes mains.
Crime réel ou pure utopie!
J'ai ouvert le livre des farces
Que les esprits fantasques
Ecrivent lorsqu'ils sont endormis.
Posté le 11.05.2007 par derkelly
Hiver,
Longue saison dépourvue de vie,
Il court comme le vent,
Laissant tout en suspen.
Le ciel n'est plus que gris
Et la neige sans aucun bruit,
Touche le pavé glacé.
Le monde s'est endormi,
La vie s'est effacée.
Longs instants de souffrances,
Pour les âmes esseulées,
La nature dans son silence,
S'est dévétie de sa beauté.
Le temps avec patience
Suit le cours de son avancée,
Et nous êtres insignifiants
En sommes les prisonniers.
Posté le 11.05.2007 par derkelly
Je ne suis lasse de rien, mais tout se lasse de moi.
Cette porte s’ouvrant tous les jours sous la pulsion de ma main me supplie d’arrêter de la tyranniser.
Cette lampe qui s’allume sous le poids de mon doigt sent venir la mort prochaine, de son ampoule grillée.
Ce lit se tordant sous le poids de mon corps, implore ma clémence pour ses lattes usées.
Ce verre qui se noie sous l’eau savonneuse aimerait bien que je le laisse respirer.
Ce livre qui se corne à chaque page tournée me regarde attentif poser mes yeux sur lui pendant des heures et des heures, tourmenté.
Cette chanson qui passe et repasse, me juge obsessionnelle et souhaiterait se rayer.
Et cette télécommande martyrisée par mes ongles anxieux espère un jour que je renie la télé.
Quant à mon collier, il aimerait m’étrangler afin que je ne lui fasse plus respirer l’odeur de mon parfum sucré. Il aimerait bien passer au salé.
Nous ne faisons pas assez attention aux choses. Un jour elles se retourneront contre nous, c’est certain!