Inspirations personnelles
Posté le 11.05.2007 par derkelly
Les yeux de ceux qu'on aime, ces étoiles de courage, ces deux brillants mirages.
Deux pupilles éclairées par la joie d'être soi.
Deux univers hypnotisant, enivrant, tourbillonnant.
A ces yeux sertis d'un regard j'aimerai murmurer :
Emmène moi, fait moi danser dans le firmament de tes pensées,
Enlace moi, fait moi valser sous une pluie d'idées,
Entoure moi, de ce que tu es que je puisse te respirer,
Enferme moi, avec toi dans ta prison dorée.
--
Posté le 11.05.2007 par derkelly
L’acte d’écrire fait souffrir.
Il vous transporte au plus profond de vous-même, là où se cache la souffrance, l’amertume et l’incertitude.
Il vous fait mal, vous déchire l’âme, vous torture le poignet et vous délaisse, agité, devant une feuille blanche, immaculée. Car comment écrire ce que l’on ressent vraiment?
Comment trouver les mots justes, les mots vrais, ceux qui comme par enchantement dévoilent toutes vos pensées?
Même si votre plume court sur le papier comment arriver à cette perfection de soi-même?
Comment traduire ce que nous sommes, nous, êtres imparfaits, submergés par l’envie de dire sans y parvenir?
Je doute que les poètes que nous adorons aient eu ce sentiment de perfection en réalisant leurs écrits. Peut-être qu’eux aussi ont cherché toute leur vie cette façon de se dire et de s’écrire sur un bout de papier ramassé au coin d’un pupitre d’écolier?
Peut-être ont-ils aussi parcouru leur âme à en pleurer?
Peut-être ont-ils ressenti eux aussi ce vide des mots, cette sensation d’une langue pauvre?
La parole est-elle réellement si insuffisante?
Devrons-nous à jamais garder enfermées ces bribes de nous-même sans jamais pouvoir nous en libérer?
Sommes-nous enchaînés à cette maladie d’écrire qui porte la littérature?
Posté le 11.05.2007 par derkelly
Ivresse d’une caresse parcourant mon corps,
Tendresse à la renverse qui me serre si fort.
La vie nous pousse à faire certaines choses sans nous donner d’explication.
Pourquoi devrai-je aimer ce qui imperturbablement me fait pleurer?
La vie nous donne des leçons, mais jamais nous ne les suivons.
C’est comme si nous faisions abstraction de ce qu’un jour elle nous apprit, convaincu au fond de notre âme qu’elle avait tord.
Et puis l’on se retourne et tout tourne, rien n’a réellement changé, c’est le décor qui bouge et nous sommes restés les mêmes et nous refaisons les mêmes erreurs encore et encore.
Nous allons ainsi à notre perte, fermant les yeux sur les conséquences, vivant à nouveau ce qui nous fit souffrir un beau jour, oubliant trop souvent ce qui nous rendit heureux.
Et l’hymne à la détresse d’une souffrance vengeresse.
Ivresse d’une caresse parcourant mon corps,
Tendresse à la renverse qui me serre si fort.
Posté le 10.05.2007 par derkelly
1- Poser ses mains derrière sa tête et regarder le ciel étendu dans l'herbe fraîche au beau milieu d'enfants qui jouent au crépuscule, un soir d'été, lorsque la lumière se fait plus orangée et que les oiseaux virevoltent autour des hommes dans la lumière du soir.
2- Suivre un inconnu dans une ville , jouer au détective, un appareil photo entre les mains et figer les instants d'autrui dans notre éternité à nous.
3- Regarder défiler par la fenêtre d'un train des paysages magnifiques qui nous rappellent ce que nous étions ou bien ce que nous voudrions être. Voir son reflet dans la vitre du tgv et se rendre compte que notre âme file à 300 à l'heure avec le vent dans les idées. Se rendre compte alors que tout est atemporel.
4- Rentrer le soir d'une dure journée et s'asseoir sur cette chaise que l'on aime tant, une tasse de café à la main et le regard perdu dans le vague de nos idées.
5- Glisser ses pieds dans des chaussons moelleux et avoir l'impression que notre corps n'est plus que coton.
6- Penser, la musique qui nous transporte au creux des oreilles, imaginer ce que l'on est pas et qu'on ne sera jamais, juste pour le plaisir de se dire qu'on aurait pu être cela un jour, qui sait.
7- Le voir, lui celui que l'on aime tant, dans nos rêves ou en réalité qu'elle importance puisqu'il est là maintenant blotti dans les bras de nos idées.
8- Fermer le livre et se dire que l'on a envie de le continuer, que plus rien n'a d'importance que le moment ou on le retrouvera ce soir.
9- Fermer le livre et se dire qu'il est fini à présent et qu'il ne subsistera désormais plus que dans notre imagination, tout au fond de nous-même. Et lorsque quelques années plus tard on le rouvrira, il aura toujours ce goût de la première fois.
10- Ouvrir une porte et ne pas savoir ce qui se cache derrière ressentir cette peur de découvrir quelque chose d'affreux et se retrouver face à ceux qu'on aime.
11- Aider quelqu'un parce qu'on en a réellement envie et voir le sourire de l'autre illuminer son visage.
12- Regarder par delà soi-même lorsque l'on est malheureux et se dire qu'à l'autre bout du monde des gens ressentent la même chose que nous.
13- Rire ou sourire parce qu'on est heureux et que rien en cet instant ne pourrait perturber notre bonheur.
14- Se souvenir que ce n'est pas ce qui est présent qui importe réellement mais ce qui un jour nous a rendu plus heureux.
15- Manger ce que l'on aime et regretter la dernière bouchée.
16- Marcher sans but errer avec nous-même pour seul compagnon de route. S'aventurer dans des endroits inconnus et s'émerveiller de ce qu'ils sont, et les aimer et ne plus jamais les quitter.
17- Avoir l'impression d'avoir déjà vécu cette scène, tenter de la capturer et la laisser s'enfuir comme elle est venue à nous, avec pour seule certitude l'envie que ça recommence.
18- Se dire qu'au bout du monde une autre personne ressent la même chose que nous, fait la même chose que nous, aime les mêmes choses que nous, imaginer que notre double pense aussi à nous au même instant que nous.
19- Glisser ses doigts dans un sac de blé, et sentir la douceur des grains qui glissent sur notre peau.
20- Rentrer dans une pièce où l'on a vécu, et se représenter ce que l'on était, revoyant des instants, des images et des gens, ressentir des odeurs et des sensations oubliées, se dire que c'est ça la vie, des instants figés au creux de nos souvenirs.
21- Atteindre le sommet et se dire qu'avant nous des hommes ont ressenti cette même plénitude. Regarder au loin de l'autre côté et s'imaginer ce qu'il y a après. Voir ce paysage devant nos yeux, dénudé, encore indompté par l'homme et se dire que finalement nous connaissons l'état de nature à cet instant précis où le temps nous fait oublier qu'on existe.
22- Se souvenir que nous courrions dans cette maison aux persiennes fermées. Entendre les cris que nous émettions alors et regretter notre enfance.