Créer un blog Présentation

Nom du blog :
derkelly
Description du blog :
Des livres éparpillés dans cette nébuleuse qu'est la toile de mes idées.
Catégorie :
Blog Livre
Date de création :
10.05.2007
Dernière mise à jour :
18.06.2007
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<
· Citations (2)
· Inspirations personnelles (14)
· Livres Lus (3)
· mes auteurs (4)

Navigation

Accueil
Livre d'or derkelly
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· Mélancolie
· Ce coeur qui est le mien
· L'amant
· Les yeux de ceux qu'on aime
· Ivresse d'une caresse
· L'amour
· Christian Bobin
· Un rêve
· Une passion indienne
· C'est beau la vie.

Statistiques



Ajoutez aux favoris 20 derniers commentaires

.
09.06.2007
l'inespéré
04.06.2007
...
03.06.2007
:-)
01.06.2007
...
01.06.2007
RSS

Blogs 18 à découvrir :

· contes
· petitmichel61
· menu
· proffusiongab01
· dilou30
· morganita
· badrryadi
· leromanderenart
· gaaramylove
· ferraro



C'est beau la vie.

Posté le 18.06.2007 par derkelly
J'aime ces sensations particulières que nous procure la vie. Cette impression d'exister, de représenter quelqu'un dans une époque, dans une histoire. La vie est si mouvante, si imprévisible. Demain peut-être notre espèce aura disparu et ses rêves avec. Alors pourquoi se priver d'imaginer, de ressentir cet air qui effleure notre peau, et de se dire qu'il n'y a rien de plus beau que ce que nous sommes en train de vivre ?
Si j'ai envie de rire, pourquoi ne pas le faire à gorge déployée ? Si j'ai envie de voyager, pourquoi ne pas le faire à l'instant même ? Si j'ai envie de donner, pourquoi ne pas tout livrer ?
Un instant, c'est une éternité.
Un sourire c'est un cadeau doré à savourer.
Partout sur la terre, les hommes réalisent leurs rêves, à l'amour de la vie il n'y aura jamais de trêve.
Et moi j'aime à penser que la vie c'est un bonbon sucré.

L'élégance du hérisson

Posté le 11.06.2007 par derkelly
Cet ouvrage de Muriel Barbery est très agréable à lire pour qui aime l'humour et les pensées profondes. Il s'agit d'une concierge dans un immeuble bourgeois de Paris qui tente de passer pour une inculte alors qu'elle a l'esprit beaucoup plus ouvert qu'il n'y paraît. Au fil des pages elle se dévoile, nous livre ses pensées et ses goûts. Mais au moment où la société la reconnait, où elle commence à se sentir bien avec les autres, .... Je ne peux vous dévoiler la fin qui est si surprenante!!!! vous verrez par vous-même!!
D'un autre côté, il y a cette adolescente surdouée, qui souhaite se suicider car elle n'aime pas ce monde qui l'entoure, grâce à Mme Michel, la concierge justement, elle se rend compte que la vie vaut le coup d'être vécue.
Un ouvrage que l'on aime ou pas, mais qui nous transporte agréablement au fil des mots.

Je les aime

Posté le 02.06.2007 par derkelly
Voici des citations que j'aime bien :

" Un être humain est une partie du tout que nous appelons "Univers"... Une partie limitée dans le temps et dans l'espace. " Albert Einstein

" L'espace efface le bruit " Victor Hugo

" L'amour, c'est l'espace et le temps rendus sensibles au coeur. " Marcel Proust

" L'air est plein du frisson des choses qui s'enfuient. " Baudelaire

" Tous les matins en se levant, on devrait dire: "chic, je ne suis pas mort!" " Jules Renard

Eux et moi

Posté le 02.06.2007 par derkelly
Je n'ai pas le talent de mes modèles, ni leur courage, encore moins leurs idées, mais je sais les apprécier, les aimer. Ils m'ont appris l'ampleur de la pensée humaine, l'étendue de l'imagination qui jusqu'à ce que le monde meure ne fera que rester fertile. L'esprit est un terrain cultivé par la pensée.

Mon premier grand modèle est Zola. A l'âge où les idées ne cesse de voleter, où la vie est si noire et si rose à la fois, il a illuminé mes jours et retardé mes nuits. Lui et ses fantômes venus d'un temps étranger à mes idées. Nana, Gervaise, Thérèse Raquin, Pot-bouille, L'assommoir, Au bonheur des dames... des âmes complexes caractérisées par leur incapacité à se libérer de leur sang et de leur condition. La mort au bout du chemin, mais des vies tellement humaines. Et puis il y a eu l'Oeuvre. L'art, essence d'une vie. Un homme aliéné par ses créations, voulant défier les limites de son imagination, un homme tellement amoureux de son art qu'il ne put survivre à la vie. Je me souviens très bien de ces instants où assise sur mon balcon les mots défilaient devant mes yeux, avides de conversations entre les personnages, toujours à la recherche d'un idéal inaccessible. J'ai appris que ce n'était pas si simple de prendre un papier et d'écrire ce que je ressens. Les mots sont une barrière à la pensée. Ils résistent au déferlement de paroles intérieures. Il faut apprendre à les rencontrer, à les apprivoiser, à les connaître, et les laisser se familiariser avec nos idées. Zola, celui dont on dit que ses descriptions surpassent même la patience la plus avertie a enchanté mon âme pendant des années.

Et puis un jour, il est arrivé, lui et ses désirs de liberté. Il a tout envahi, tout surpassé, tout reconstruit dans mon imaginaire. Aragon, le poète qui avait cet idéal utopique d'une société égalitaire. Toujours fidèle à son art, dépassant et bravant la tyrannie, croyant au père des peuples et au rouge sanguin du communisme. Le dandy de Paris a saisi mon coeur par ses écrits, a changé ma vie. La crève coeur, ce recueil que j'ai lu des dizaines de fois et son mentir vrai. Aurélien, Bérénice comment vous oublier, vous les masques du monde vrai. Le goût de l'absolu n'est pas qu'en Bérénice. J'ai remarqué qu'il existait en moi aussi, mais je ne ferais pas comme elle en me mentant sur mon existence et mon visage les yeux fermés, verra toujours un petit coin de vérité. Paris, Montmartre et le théâtre, cette vie d'artiste qui de nos jour n'a plus de sens. Ce livre m'a touché, de mes yeux il est descendu jusque dans mon coeur. L'horrible Cupidon a décoché sa flèche, mais dans son inattention, il n’a pas remarqué que le destinataire de cet amour n'était pas une personne mais un art, l'art des mots et des esprits bouillonnant de sentiments, d'images et de rêves. Aragon, et son cycle du monde réel, Elsa et Aragon, Aragon et la résistance, comme dirait Hugo, toujours lui, lui partout. Aragon, un homme une utopie qui ne me quittera plus jamais.

Et depuis, une bibliothèque se remplit enserrant mon lit et mon esprit. Marguerite Duras parfois me regarde depuis Saigon, là-bas, le monde où les mots se chevauchent, où les phrases tel un souffle coupé, vagabondent le long des pages, tel un vent léger, traînant avec lui des odeurs, des sons et des couleurs. L'amant ou la triste réalité d'un amour inconcevable. Et ces derniers mots tel un couteau à double tranchant au bout d'un téléphone. L'image que je m'en fais c’est des lèvres près d'un combiné et de l'amour qui traverse les ondes. Et cette valse sur le paquebot qui se perd dans l'immensité de l'eau. Et Lol V Stein et sa folie, pas si folie que ça, car elle ressemble à ce que nous sommes tous, elle et son mystère. Elle est à notre égal celle que personne ne peut comprendre. Une vie, qui bascule, à cause d'un bal, un soir. Et puis il y a Robert Antelme, cet homme à qui l'on a acquiescé lorsque ces mots ont fusé : « wir sind frei ? ». Un homme qui à l’égal de Blaise Cendras à su mettre des mots sur ce qui semblait être innommable. Cet homme qui a fait partie de la vie de Duras a donc fait un peu partie de la mienne aussi. Mais surtout il y a écrire, un soir à une heure du matin dans ma nouvelle cuisine, lieu sans repère, sans inspiration, sans souvenir. Elle m’a rappelé cette sensation de ne plus savoir quoi écrire, ou bien ce souffle des muses qui nous envahit, ces lieux où l’on se sent si bien, cette colère et cette joie mêlées à l’amertume de ne savoir pourquoi. Marguerite m’a transporté en Indochine, et depuis je crois bien ne jamais être revenue.

Un matin, je me souviens avoir ouvert un livre et pensé que l’on me parlait. Il s’agissait d’un voyage très spécial qui se terminait au bout de la nuit. Et l’eau du canal aspirait tout et tout ne devenait plus que néant. Céline, le tant controversé, l’homme aux pamphlets, qui m’a appris que du mal qui gangrène la terre peut naître la beauté. Je ne parle ici que de ses écrits, pas de ses idées. Ferdinand, l’homme au destin tourmenté, mais surtout une histoire du monde et du fameux triangle de l’esclavagisme. Tour à tour en France, en Afrique, en Amérique, puis au fin fond de la banlieue parisienne où tout ce qui stagne semble puer à des kilomètres à la ronde. Et ces gens, un véritable enfer. J’ai vécu le voyage trois fois, à chaque fois avec un regard différent et je n’oublierai jamais cette prose remuée par l’oralité et ces êtres humains n’ayant pour issue que le bout de la nuit au fond de Rancie et de cette odeur de moisi.

L'amant

Posté le 02.06.2007 par derkelly
Parmi les auteurs que j'aime particulièrement, il y a Marguerite Duras. Je me souviens avoir lu l'Amant d'un seul trait, sans pause, un soir d'été sur mon balcon. Les mots, les phrases, la rapidité du récit, et ces moments de sa vie, que l'on pourrait comparer à des photos que l'on commente un soir au coin du feu des années après. Duras a cette particularité de nous faire resentir les mots. A chaque page, une odeur, un son, une larme. Je vous livre ici un passage de l'amant.

" Et une autre fois, c'était encore au cours de ce même voyage, pendant la traversée de ce même océan, la nuit de même était déjà commencée, il s'est produit dans la grand salon du pont principal l'éclatement d'une valse de Chopin qu'elle connaissait de façon secrète et intime parce qu'elle avait essayé de l'apprendre pendant des mois et qu'elle n'était jamais arrivée à la jouer correctement, jamais, ce qui avait fait qu'ensuite sa mère avait consenti à lui faire abandonner le piano. Cette nuit-là, perdue entre les nuits et les nuits, de cela elle était sûre, la jeune fille l'avait justement passée sur ce bateau et elle avait été là quand cette chose là c'était produite, cet éclatement de la musique de Chopin sous le soleil illuminé de brillances. il n'y avait pas un souffle de vent et la musique s'était répandue partout dans la paquebot noir, comme une injonction du ciel dont on ne savait pas à quoi elle avait trait, comme un ordre de Dieu dont on ignorait la teneur. Et la jeune fille s'était dressée comme pour aller à son tour se tuer, se jeter à son tour dans la mer et après elle avait pleuré parce qu'elle avait pensé à cet homme de Cholen et elle n'avait pas été sûre tout à coup de ne pas l'avoir aimer d'un amour qu'elle n'avait pas vu parce qu'il s'était perdu dans l'histoire comme l'eau dans le sable et qu'elle le retrouvait seulement maintenant à cet instant de la musique jetée à travers la mer."

Une réalité

Posté le 01.06.2007 par derkelly
Murailles délicieuses d'une enfance émerveillée,
Où l'inconnu te paraissait plein d'attraits,
Voulant sans cesse enjamber la réalité,
Tu souhaitais simplement franchir l'enchanté.

Années passant, trésors dorés sacrifiés,
Journées vaguant le long d'un fleuve desséché
Par les images fuyantes de souvenirs éméchés
Dont les seules résonances, frappent, insensées.

Tu as ouvert l'abîme des sourires blessés,
Tu as déchiré les pages de l'enfance sacrée,
Tu as fermé le tiroir des illusions dorées,
Et fais face à présent au voyage, condamné.

Néant indicible, indissoluble; c'est terminé.
Le long processus de l'attente a sonné.
Le glas retentit déjà, blessure figée,
Tu avances malgré toi, bravant la réalité.

Ce coeur qui est le mien

Posté le 01.06.2007 par derkelly
Ce coeur meurtri de ne pouvoir se dévoiler, erre près des sarcophages d'amours esseulées. Fécondé par la volonté de ne pas céder à ce qui lui est apporté, ce coeur, ombre de sentiments perturbés, enchaîne l'être qui le porte à une triste destinée.
Ce coeur que tout rattache au monde des passionnés ne trouve plus la force qui l'avait d'abord animée. Il n'ose succomber à tes attraits, souhaitant imperturbablement se sentir rassuré. Ce coeur qui est le mien, qui m'appartient, qui songe au creux de mon sein, qu'une main tente d'arracher, se console tristement de cette perle argentée coulant lentement le long de mes illusions pétrifiées.

Les couleurs de ma vie

Posté le 01.06.2007 par derkelly
Les couleurs de ma vie se peignent tendrement sur le mur des souvenirs. Étalant le bleu de l'immensité sur le rouge passion de mon sang, je redécouvre cette couleur violine d'antan. Du bout des doigts, étalant parcimonieusement les grains de mon histoire, je trace un oeil dont les contours en amande, me rappellent ces yeux enchantés de découvrir le monde. Histoire d'amour entre les couleurs de l'univers et celles de mon microcosme, je revois le rose acidulé d'un nuage voguant dans l'air du temps. Naviguant sur le doux vert de l'espoir, j'entrevois à nouveau cette étendue mouillée par la rosée matinale de ma mémoire. Jaune comme sourire, rouge comme passion, vert comme espoir, noir comme haine, bleu comme infini, blanc comme ce que j'aurais voulu être. Pureté de l'enfance, époque où les couleurs de ma vie étaient aussi pures qu'un sourire. Chaque teinte n'avait autre fonction que d'enchanter ma vie.

Mélancolie

Posté le 01.06.2007 par derkelly
Mélancolie, mon amour,
Offre moi ton coeur pour toujours,
Ouvre moi l'antre de ta tour,
Ne me laisse plus croire en l'amour.
Je me perds sans cesse sur les chemins fades des déroutes.
J'emprunte des montagnes de désespoir.
Je souffre de marcher dans le noir.
Je pleure de voir à quel point tout est dérisoire.
J'offrirais ma vie à toi, mélancolie, qui envahit mon coeur de la tourmente blafarde.
Coeurs malheureux qui ne connaissent ton nom.
Je t'aime pour un soir dans la lueur d'un ciel noir.
Tu as conquis mon astre, et en mon tabernacle, je t'offrirais mon coeur meurtri pas les cafards d’une envie soudaine d'être heureuse un jour.
Pluie des souvenirs, s'enlisant tranquillement dans la paume du désespoir.
Je te cris de me survivre.
Telle une tempête emporte mes entrailles afin de les donner en pâture aux charognards de l'espoir.
Mon coeur, lourd de lassitude s'effrite sous le poids de ma torture.
Déploie pour moi, rien qu'une fois, les ailes de ton âme.
Apporte moi ce qui manque au feu de mon espoir.
Souffle sur mon esprit douce mélancolie, il est tard pour me dire au revoir.

L'amour

Posté le 20.05.2007 par derkelly
Le coeur qui respire au creux de mon sein, saigne de n'entendre que de vaines paroles. Au fur et à mesure qu'un être aimé le détruit, il perd de son immortalité, se fane et devient terne, se colore de noir et s'évapore en larmes. Comment supporter l'absence de l'autre, le doute de ne pas être aimé, les incertitudes qui planent toujours sous le ciel de ce que l'on nomme communément l'amour.
J'aimerais que tout cela s'arrête, j'aimerais que l'on m'emmène dans une contrée où les sentiments ne ruineraient pas les illusions. Où les mots seraient vrais, où les baisers seraient purs. Où les yeux de ceux qu'on aime manifesteraient encore l'innocence d'antan. Mais à mes rêves je ne peux que tendre la main. Tout s'efface lorsque je les touche du bout des doigts, tout se tache lorsque je pense avoir atteint le bonheur, ces parcelles de nous que l'on oubliera jamais. Je suis comme ça, un petit coeur pour de grands sentiments, un coeur écorché par la vie qui le consume, trop vite hélas.
L'amour dit-on est l'allié du bonheur. L'amour dis-je est l'allié de la peur. Peur de souffrir, de se dévoiler, de se perdre dans l'autre, de ne plus s'appartenir soi-même. La peur engendre la jalousie. La peur engendre la colère. Mais la peur engendre surtout la solitude, ce néant de n'être rien aux yeux du monde, aux yeux des autres, aux yeux de soi. Je crois plus que tout en la vie, mais parfois elle me déçoit tellement, que mon âme se retire vers d'autres mondes, d'autres illusions. Les voyages que me permettent les rêves gonflent mon coeur d'un air pur et doux. L'amour dans ces moments ressemble à une fleur dont les couleurs se reflètent sous le ciel de la beauté. En ma main cette fleur sourit, elle respire, et son souffle couvre mon visage d'enchantement. Mais les rêves paraît-il ne sont là que pour masquer la réalité. Et lorsque l'oeil ouvert leurs voiles se dissipent, il ne reste plus que des graines de pensées éparpillées ça et là dans ma mémoire. Alors pour ne plus penser à ce coeur qui me fait inlassablement souffrir, je prend entre mes mains les mots des autres jetés sur un papier un jour de mélancolie. Ces mots n'engendrent pas la peur, ces mots bien qu'illusions, baisent mon âme de leur beauté, ils l'englobent pour ne laisser que le sentiment d'un instant de bonheur, que seul l'éphémère fait perdurer.

1 2 3 | >>> | Dernière page


Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus